Bienvenue,
C’est ma première lettre. Je l’écris à la première personne, comme on se confie à quelqu’un qu’on est heureuse d’accueillir.
Je m’appelle Émilie. Avant Piezas, j’avais les mains dans la terre : maraîchère, permacultrice. Un métier que j’aimais. Puis un matin, l’horizon s’est fait trop étroit. Il me fallait de l’air, du grand, de l’ailleurs.
Alors j’ai tout laissé. Cap sur l’Amérique latine, en février 2024, un rêve en poche : la traverser du Mexique au Chili, la terre pour seul fil rouge — volontaire en permaculture, chez l’habitant.
Et je l’ai fait. Le Mexique, le Costa Rica, le Nicaragua, la Colombie — où j’ai dessiné un jardin à la manière précolombienne —, le Chili, l’Argentine. Un an et demi de fermes, de routes, de visages. (Je vous raconterai, peu à peu.)
Mais le Mexique, lui, ne m’a jamais vraiment laissée repartir.
Tout commence par une rencontre : Angela, créatrice de bijoux en ambre. Je lui achète une pièce — un cadeau pour Sigfrido. Et devant son travail, une certitude me traverse : si un visage devait incarner l’artisanat mexicain, ce serait le sien. Nous sommes devenues amies.

Le pays me retenait déjà. Mais ce voyage, je devais le finir. Seule. Alors j’ai repris la route.
C’est tout au bout, au Chili, que j’ai osé : créer Piezas, ici en France, pour faire connaître ces artisans. Je ne les avais jamais quittés — mes premières commandes, je les passais déjà, à distance.
Puis je suis rentrée les retrouver. L’artisanat, aux quatre coins du Mexique. Et Sigfrido, qui m’attendait depuis huit mois — celui qui, aujourd’hui, photographie chaque pièce et marche avec moi jusqu’aux ateliers.
Ce que je défends
Je ne suis pas une revendeuse. Je suis une amoureuse — de l’art, des cultures, et des mains qui fabriquent.
Ce qui m’attire d’abord, c’est la pièce : son style, son histoire. Et au Mexique, il n’y a pas une culture, mais des dizaines — chaque région, chaque peuple a ses gestes, ses motifs, ses couleurs. J’y voyage depuis des années, et je n’ai jamais fini de m’émerveiller.
Mais très vite, ce que je regarde, c’est le visage derrière l’objet. Le mari d’Angela, l’un de mes créateurs, m’a dit un jour une phrase que je garde précieusement : « On aime chacune de nos créations, car on y met toute notre passion. » Tout est là.
Et comme j’ai longtemps travaillé la terre de mes propres mains, je sais ce que vaut le travail manuel : le temps, la patience, ce savoir qui ne s’apprend pas dans les livres. Alors je ne négocie jamais un prix à la baisse. Ce sont les artisans qui décident — et beaucoup, aujourd’hui, sont devenus des amis.
Ce que vous recevez, du coup, ce n’est pas juste un bijou ou un textile. C’est une pièce unique, née d’un geste, d’un jour, d’une vie — et un peu de l’âme de celui qui l’a créée. Il n’en existe pas deux au monde : personne d’autre ne portera la même. Moi, je trouve ça magique.
Et maintenant ?
Dans mes prochaines lettres, je vous emmènerai plus loin : les coulisses des ateliers, mes carnets de voyage, le sens caché des pierres et des couleurs… et les nouveautés en avant-première.
Envie de recevoir la prochaine directement dans votre boîte ? Inscrivez-vous à la lettre.
🌵 Restons en contact
Nouveautés artisanales, arrivages du Mexique et offres réservées aux abonnés.
